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Test du Nokia N'Gage
Présenté début 2003, le Nokia N’Gage en a surpris plus d’un : le
constructeur N°1 de téléphones portables annonçait son arrivée dans le
secteur des jeux vidéo !
Nous connaissions la marque Nokia très performante dans le secteur de la téléphonie
mobile, mais qu’en est il concernant les jeux ?
La date de lancement au niveau international est annoncée au 7 octobre
2003, pour un prix d’environ 350 euros, une pré commercialisation étant
prévue à la fin du mois d'août (voir la fin du test). Avec des jeux
vendus environ 50 euros pièce.
En exclusivité, j’ai pu prendre en main ce nouvel appareil pour vous
donner mes premières impressions.
A la fin du mois d’août, je complèterai ce test, mais en attendant,
voici ma première approche après quelques heures passées en tête à tête…
- Le package sera constitué d’un jeu, d’un câble USB DKE-2, d’un câble
d'enregistrement ADE-2, d’un câble adaptateur ADA-2, d’un kit
oreillette HDD-2, d’un chargeur ACP-12E, du CD Nokia Audio Manager, de la
batterie similaire au 3650 (BL-5C) et du N’Gage. A ce jour, je ne peux préciser
si le pack sera plus complet.
- L’aspect extérieur : le N’Gage est tout de même assez imposant, en
longueur comme en largeur, mais tout de même très fin, beaucoup plus que
le 3300.
Pour le N’Gage : 133,7 x 69,7 x 20,22 mm pour 137 grammes.
Pour le Nokia
3300 : 114 x 63 x 20 mm pour 125 grammes.
La qualité de fabrication reste dans le même esprit que les Nokia de la
gamme actuel (mise à part la gamme Premium), c'est-à-dire du « tout
plastique ». La partie autour de l’écran ressemble beaucoup à la
couleur du carbone, ce que je trouve assez joli personnellement.
Le clavier est beaucoup mieux conçu que le Nokia
3300, de part le fait que les touches sont beaucoup plus espacées.
Le joystick est vraiment des plus agréable, et chose qui était impossible
sur les 3300 et 6800,
il permet de valider des actions par un appui au centre, comme celui des 3650
et 7650
L'installation de la batterie est "logique", c'est-à-dire qu'il
faut juste retirer le clapet (gris ou vert, au choix) sous le téléphone,
à côté de celle-ci, l'installation de la fameuse carte mémoire de 64 MO
format MMC. L'installation de la carte SIM se trouve à côté.
Mise en route du téléphone via le bouton noir sur le côté
du N’Gage, première bonne surprise de part l'écran 4096 couleurs, il
est vrai semblable en tout point à celui des 3650 et 7650, c'est à dire
4096 couleurs de 176 x 208 pixels.
Tout comme les 7650 et 3650 aussi sous le système d’exploitation
Symbian 6 (mais avec prise en charge de Java 2 Micro Edition (J2ME™), la
présence de l'affichage de la couverture du GPRS. C'est à dire qu'un
petit "G" en haut à gauche de l'écran indique la présence de
ce réseau, et encadré pendant une connexion.
Tout en haut à gauche, la touche verte pour décrocher, en haut à droite
la touche rouge pour raccrocher. Sous le joystick de gauche à droite, une
première touche de raccourci pour le lecteur MP3, une seconde pour le
raccourci sur la fonction radio, et enfin la touche pour accéder au menu.
Les 4 touches du bas sont similaires aux autres Nokia, la
touche du dessin du crayon (comme sur les 3650 et 7650) est placée à
l’extrême droite. A noter sur le côté gauche en bas, l’entrée pour
le câble USB 1.1 pour les échanges de fichiers MP3 et une autre entrée
audio.
Les menus se composent (dans le désordre, j’insiste !) comme suit (à
modifier lorsque j’aurai une version définitive) et sont vraiment
jumeaux des Nokia 7650 et 3650, même pour l’esthétisme des icônes :
Les Menus se décomposent
de la façon suivante :
- Téléphone : En fait, ça ne sert pas à grand
chose, sinon à revenir sur l'écran de départ. Idem aux 76/3650.
- Contacts : accès aux contacts, entière gestion de ceux-ci,
groupes d’appel. A noter la possibilité d'attribuer une photo à chaque
contact, qui s'affichera en grand sur tout l'écran, mais pas pour les
appels. Simplement visible en consultant le contact sélectionné. Mais
l'affichage à chaque appel en réception et émission reste possible (=
onglet), mais toujours 1 cm sur 1 cm, comme les 7650/3650.
Pour le reste, tout reste similaire aux 7650 et 3650.
- Journal : rien de spécifique.
A noter, tout comme sur les 7650/3650 : le choix de la durée de la présence
du contenu du journal (choix entre aucun, 1 jour, 10 ou 30 jours).
- Messages : laisse la possibilité de composer soit un SMS, soit un
MMS ou soit un e-mail. Différence comparée aux autres Nokia : pendant la
rédaction d'un message, possibilité de changer sur chaque message certains
paramètres, comme la validité du message, accusé de réception etc... Et
surtout, la possibilité d'attacher plusieurs SMS, afin de ne pas être
limité à 160 caractères.
Mais je reprécise : toujours aucune différence comparé au 7650/3650.
La composition des MMS est je trouve assez simple (on reste dans l'esprit
Nokia). L'écran est le même que pour la composition d'un SMS ou mail, sauf
que là, vous avez la possibilité d'ajouter à votre message texte une
photo et un clip audio (l'enregistrement de celui-ci est très simple
aussi).
Un gros point positif sur la concurrence : l'ergonomie de ce menu (comme sur
les 3650 et 7650), la facilité d'envoyer d'un seul coup à x destinataires
un SMS, MMS ou mail. Pensez à faire des groupes d’appel pour cibler vos
MMS, vous gagnerez du temps !
Notez que je n’ai pas relevé le nombre de comptes mail paramétrables (7
sur le 7650 et 6 sur le 3650).
- Multimédias : comprend : « musique » pour le lecteur MP3/AAC
(non testé), « radio » (non testée), le compositeur de sonneries (MP3,
AAC, Midi et WAV sont supportés), le lecteur Real One pour lire des vidéos
en ligne sur le WAP, l’enregistreur audio et « capture d’écran » pour
faire des captures par exemple de vos résultats, pour les envoyer sur le
site de Nokia.
Aussi dans ce menu « Multimédias » :
« Photos » : c'est tout simplement l'album de photos. En appuyant sur la
touche gauche, sous l'écran, on peut soit l'envoyer par les moyens précédemment
expliqués, soit la renommer, soit l'effacer, zoom, plein écran... Et la
grande nouveauté par rapport au 7650 mais déjà présente sur le 3650, la
possibilité de gérer la mémoire du téléphone et de la carte mémoire,
avec gestion de dossiers, copier les photos d'une mémoire à l'autre.
« Services » : le WAP, tout simplement, mais en version 2.0, compatible
XHTLM.
Notez que le lecteur MP3 et la radio FM (20 stations programmables) peuvent
fonctionner en mode haut-parleur.
Il sera possible, tout comme le Nokia 3300, d’enregistrer la radio en
direct. Les musiques au format MP3 ou AAC transiteront par le câble USB 1.1
fournit dans le pack. Le N’Gage se servira alors soit du logiciel Nokia
Audio Manager s’il est installé sur votre PC, ou alors sera reconnu comme
disque dur externe pour les échanges de fichiers musicaux.
Pour plus de détails, voir le test du Nokia
3300
- Modes : rien de révolutionnaire. Pratique, on peut passer des réglages
d'un mode à l'autre directement, sans revenir en arrière. Idem aux 7650/3650.
- Favoris : c'est un menu qui vous permet de rentrer vos menus
favoris, un raccourci si vous préférez. Sachez que vous pouvez organiser
les menus comme bon vous semble, dans l’ordre et les dossiers désirés.
Idem aux 7650/3650.
- A faire : rien à signaler, rien de plus comparé aux autres Nokia,
idem aux 7650/3650.
- Suppléments : ce menu comprend la calculatrice et le
convertisseur.
- Bluetooth : pas de menu « connectivité »
contrairement aux 76/3650, le N’Gage ne possédant pas de port
infrarouge. Notez que le Bluetooth vous permettra de jouer sans fil à
plusieurs ! Si une autre personne possède un N’Gage avec le même jeu,
vous pourrez jouer l’un contre l’autre par Bluetooth dans un rayon de
10 mètres !
Notez que le N’Gage est aussi compatible SyncML pour les
synchronisations via un serveur, tout comme le 6800.
- Carte SIM : vous permet de consulter les contacts enregistrés sur
la carte du même nom, d'accéder au menu "Services" (dépend de
l'opérateur) et de consulter la liste des numéros autorisé ou non.
- Outils : permet d'accéder au menu "paramètres", pour le
téléphone en lui-même. Permet, en plus des paramètres habituels, de
choisir la photo d'arrière plan, de personnaliser les 2 touches sous l'écran,
de régler le contraste, la couleur de tous les menus, la temporisation de
l'écran de veille (date et heure ou texte libre). Pas de capteur de lumière
(comme sur le 7650) sur le N’Gage (ils auraient pu penser aux jeunes qui
joueront dans des situations très diverses !).
Le menu "outils" donne accès aussi aux paramètres d'appel, de
connexion (WAP, GSM, GPRS, données), sécurité, réseau et accessoires,
similaires aux autres Nokia. Et on retrouve encore le menu "date et
heure". Tout reste similaire aux 76/3650.
On retrouve le menu "gestion", permettant de consulter la mémoire
pour chaque catégorie (agenda, contacts, photos...), boîte vocale, renvoi
d'appel et appel abrégé (attribution de 9 touches du clavier à un
contact).
- Application : ce menu concerne le JAVA (chargement de logiciels,
d'applications, via le WAP ou le PC). A noter que la mémoire interne est de
3,4 MO.
- Jeu « Space Impact » : très peu testé, une maniabilité avec le
joystick vraiment efficace, une rapidité du soft sans reproche ! Les
touches 5 et 7 (entourées en rouge) sont dédiées particulièrement à la
fonction jeu.
- Jeu « Tony Hawk's Pro Skater » : une merveille ! L’impression
en 3D est à couper le souffle, les sensations vraiment bien transmises !
Une maniabilité permise grâce au très bon joystick.
Notez que l’écran ne fait absolument pas défaut pour jouer, la qualité
du 4096 couleurs à matrices actives est vraiment excellente.
Je ne sais pour le moment quel jeu sera fournit avec le N’Gage lors de sa
commercialisation.
Information importante : vous n’aurez pas besoin de changer de carte MMC
(donc d’enlever le couvercle sous la N’Gage) pour changer de jeu. Il
vous suffira de copier les jeux que vous souhaitez sur une seule et unique
carte MMC, sachant que les jeux ne pèseront que quelques MO, le plus lourd
étant « Tomb Raider » avec 4 ou 5 MO.
Une autre application très surprenante sera présente dans le N’Gage,
mais je ne peux en parler pour le moment.
Le
bilan du test.
- autonomie : bien évidement, je n’ai pu tester l’autonomie réellement.
Théoriquement, Nokia annonce 1h35 pour le chargement, 2 à 4 heures en
communication, 150 à 200 heures en veille, jusqu’à 8 heures pour la
musique, 20 heures pour la radio et de 3 à 6 heures pour les jeux.
- Accroche réseau : non testée.
- Qualité d’écoute : non testée.
A noter la présence du haut-parleur, déjà présent sur toute la gamme
Nokia et habituellement d’excellente qualité. Tout comme le 3300, le
haut-parleur permettra en plus des conversations vocales, d’écouter les
musiques MP3 et la radio.
Il sera aussi possible d’utiliser plusieurs applications en même temps,
par exemple jouer à « Sonic » et écouter la radio en mode haut-parleur
ou un MP3. Lors de la réception d’un appel, le jeu se coupe
automatiquement pour vous permettre de répondre.
Conclusion :
que dire sinon « surprenant » ?
Déjà, je salue la marque finlandaise d’oser sortir un tel modèle et
d’investir un secteur qui leur est inconnu.
Un appareil qui réunit un très bon téléphone portable (le système
Symbian 6 n’a plus rien à prouver en terme d’efficacité, d’ergonomie
et de facilité d’utilisation), une très bonne console de jeu, un lecteur
MP3 et une radio FM !
Certes, beaucoup de fonctions, mais sont-elles toutes performantes ?
Gros point négatif : pour téléphoner, la position n’est pas celle du
3300, mais avec la tranche gauche (si on regarde joystick vers le bas) du
N’Gage ! Certes, il est possible de poser la joue contre l’écran,
joystick vers le bas proche de la bouche, mais la position dite « normale
» est de coller la tranche gauche sur la joue ! Pas pratique et vraiment
moyen en public…
La fonction console de jeu sera testée et jugée par les « pros » du
secteur des jeux vidéo. A mon sens, pour les novices comme je le suis,
c’est vraiment excellent et très performant, rien à redire. Les effets
3D sont très réalistes, la maniabilité des plus agréable. Seulement le
problème reste que Nokia ne vise que les « hardcore gamers »… c'est-à-dire
les pros du jeu vidéo. Eux seront sûrement plus sévères.
Je n’ai pu tester les fonctions MP3 et radio FM, mais je suppose
qu’elles seront du même niveau que le Nokia 3300. En tant que novice, là
aussi je suis totalement satisfait, pas le son et la qualité d’écoute.
Mais les « pros » du secteur musical (ciblés par Nokia pour le 3300) ont
été très sévères, il en sera donc de même avec le N’Gage.
A mon avis, il aurait été plus judicieux de viser le grand public… moins
exigeant et plus ouvert à être séduit par tant de nouvelles fonctions
dans un téléphone portable.
A mon sens, toujours très personnel, le prix est trop élevé pour séduire,
en particulier les jeunes…
Les points positif :
- l'avantage du "tout en un" : téléphone,
lecteur MP3, radio, console de jeu…
- performance pour les jeux, en particulier pour le 3D
- gestion de l'album de photos
- présence d'un lecteur de carte mémoire
- tri bandes
- design exclusif
- Bluetooth pour jouer en réseau
- joystick très maniable
- rapidité du soft
- la navigation et le contenu des menus très simples d'utilisation, malgré un
accroissement des fonctionnalités : ergonomie excellente
- possibilité de personnaliser le téléphone (fond d'écran, JAVA, menu
"favoris", dossiers…)
- écran 4096 couleurs, de grande taille, matrice active
- MMS et facilité d’utilisation de ce menu
- menu email
- concaténation des SMS
- haut-parleur de bonne qualité
- navigateur WAP 2.0, et XHTLM.
- lecteur Real One
- agenda très complet
- contenu du pack
- les nombreux jeux prévus
Les points négatif :
- le poids général, la taille
- position pour téléphoner : sur la tranche gauche du N’Gage !
- qualité de fabrication, des matériaux employés : « tout plastique » !
- carte mémoire MMC seulement de 64 MO d’origine…
- absence du capteur de luminosité
- absence de port infrarouge.
- pas de connectique pour brancher un appareil photo
- absence d’écran plus perfectionné (65 536 couleurs)
- taille de l’affichage photo de l’appelant (1 cm sur 1 cm !)
- que dire à ceux qui ont acheté un 3300 aussi MP3, plus cher et moins
perfectionné ?
Commercialisation théorique dans les magasins de jeux et de téléphonie : 7
octobre 2003.
Pré commercialisation pour première livraison le 29 août 2003 chez Phonecall
à Paris le 29 août à 399 euros sans abonnement et 299 euros avec abonnement.
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